Deux femmes assises sur un banc, à Cucugnan en Catalogne.
"GISELE - Mmmmh... Mais qu'est ce qui fou le gars du blog?
COLETTE - 'Paraîtrait qu'il a trainé dans d'sales affaires.
GISELE - Pas un mot depuis presque un mois! C't'y pas possible de nous prévenir? Bon dieu, une simple note. Du genre : "Vacances scolaires : je vous retrouve en septembre" ou bien "Fermé pour cause..." ... Je sais pas moi! C't'un peu fort là quand même!"
COLETTE - Y'en a des sans gènes!
GISELE - Tiens donc, v'là M. Charles. Allons lui en toucher deux mots."
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Je, épris d’Elle.
Elle, semble tenter le Oui, malgré un Non.
Les rendez-vous sont pris, mais ce Malgré là l’emporte.
Puis une soirée-décor.
Elle fabrique un crépuscule de toute pièce par manque d’occasions.
Je franchis la distance pour la rejoindre. C’est juste un peu trop loin.
La mise en scène fébrile fait vaciller les suspicions.
Le lieu. Une grande maison de famille, pleine de vie passée, magnifiée par une nature envahissante, entretenues par la rude dame nature.
Malgré les convives, le repas, le vin, le feu, malgré l’endroit, l’ambiant Lui apparaît fade. Mélancolie silencieuse, calme. Je sens chez elle son Oui d’aspect, malgré son Non profond.
Rideau. Chacun a sa loge.
Sa loge à Elle est comme la maison : un intérieur extérieur embaumé par la verdure.
Malgré Je, Il propose ; Songez ensemble, le temps d’une nuit.
Elle. Accepte simplement. S’allonge comme un rien, comme pour souhaiter bonne nuit.
Il confie son ressenti. Ce Malgré. Elle confirme. Les envies sont là, mais ne viennent pas des mêmes profondeurs. La feinte est officialisée.
À même la peau, le bruit des éphélides ont raison de Lui. Il aimera seul.
Il, s’étire lui-même. Parvient à la toucher, sans être touché ; sans s’épancher. Hermétique malgré Lui. Il la regarde Songer et nourri ses rêves.
Elle, s’en contente.
Tout deux frustrés dans leurs fantasmes, en gardant un pied à terre.
Y-a-t-il eu mal donne ? Chacun a partagé le plaisir de mettre à nu une confiance mutuelle, et d’avoir laissé voir l’envers du décor.
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